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Apostats de l’islam: quelle protection ?

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9 avril 2021

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En Suisse, la Commission fédérale contre le racisme (CFR) considère que La lutte contre le racisme et la discrimination est une tâche permanente de la société. Elle a pour but de prévenir les outrages que des non musulmans infligeraient à des personnes musulmans. Mais qu’en est-il des apostats de l’islam persécutés par des musulmans?

Les personnes qui ne bénéficient pas de cette protection

Cette prise de position souffre cependant d’un défaut : elle ne prend pas en compte les cas où des musulmans menacent et maltraitent d’autres musulmans pour des raisons religieuses.

Les musulmans qui ont quitté l’islam sont dans ce cas. Le Conseil européen de la fatwa et de la recherche (CEFR) précise à leur égard que « … la condamnation à mort de l’apostat relève des prérogatives de l’État. C’est au gouvernement islamique qu’il appartient de juger, et les institutions, associations ou centres islamiques ne sont pas concernés par cette question ».

Spécifier que seul un État musulman est habilité à infliger la peine de mort aux anciens musulmans n’est qu’à demi rassurant. En effet, tous les centres musulmans enseignent le Coran et la jurisprudence d’une manière officielle. Or la jurisprudence, en conformité avec les préceptes du Coran et de la Sunna du Prophète, prévoit d’une manière unanime, la peine capitale pour l’apostat (voir Coran 4.89 ; Sahih Bukhari 9 :83 :17)

Pour lire le document de la CFR, cliquer ici

Rappeler la norme

En émettant une telle fatwa, le CEFR ne fait pas preuve d’extrémisme. Il fait ce pour quoi les associations musulmanes européennes l’ont créé : préciser la jurisprudence pour les musulmans vivant en Europe. 

Les ex-musulmans se retrouvent donc dans une dangereuse solitude. Ils savent que la jurisprudence islamique les condamne. Même en Europe, rien n’empêche un proche parent zélé de leur infliger la peine requise par la charia. Rien n’empêche non plus d’anciens amis de les harceler, de les agresser physiquement ou de s’en prendre aux membres de leur famille. Le document suivant confirme que ces pratiques se retrouvent partout en Europe.

Voir La charia a-t-elle sa place en Europe? et Mort programmée de la liberté religieuse en Algérie

Vivre sous la menace

Ceux que visent de telles menaces se résolvent parfois à demander la protection de la police. Mais beaucoup répugnent à le faire et gardent le silence pour ne pas ajouter à la honte que leur rejet de l’islam représente pour leurs parents. Ils sont ainsi contraints de vivre « sous la menace », sachant que l’islam considère comme coupable de « haute trahison » quiconque fait connaître son rejet de l’islam.

Il est donc grand temps que les autorités s’occupent de ce problème et proposent des mesures concrètes pour que les musulmans qui se sont détachés de leur religion puissent jouir, en Suisse, du respect et de la même protection que la Commission fédérale contre le racisme réclame avec tellement de constance et de zèle pour les autres musulmans.

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