Violences, discriminations, radicalisation … que nous apprennent les textes fondamentaux de l’islam?

Lors d’un prêche tenu le 21 octobre 2016 à la mosquée An’Nur de Winterthur (Suisse), un jeune imam éthiopien a déclaré devant une soixantaine de ses fidèles que les musulmans qui ne priaient pas dans la communauté devaient être « bannis, rejetés, évités et calomniés jusqu’à ce qu’ils y reviennent ».

 

S’ils persistaient, ils devaient être tués, même s’ils priaient chez eux.[1]

 

Le prêche a été enregistré par un participant et transmis au Ministère public. Celui-ci a estimé qu’un tel discours était une incitation au crime ou à la violence, ce qui est strictement interdit par la loi suisse et par les conventions internationales que la Suisse a signées. L’imam a donc été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 10 ans d’expulsion de Suisse.

 

L’imam s’est défendu en disant qu’il n’avait fait que citer les textes religieux sans appeler lui-même à la violence. Il a effectivement cité un Hadith où Mahomet affirme que les musulmans se tenant éloignés des mosquées doivent être brûlés dans leurs maisons. [2]

Les autorités judiciaires ont appliqué la loi. Elles ont eu parfaitement raison de le faire. Mais un problème majeur persiste : qui était réellement coupable ? L’imam qui récitait le Coran et les Hadiths ? Ou les textes sacrés qui incitent à la violence et au meurtre ? La question fut résolue en condamnant l’imam. C’était effectivement plus facile d’agir ainsi que de remettre en question les textes fondateurs de l’islam, deuxième religion en Suisse ! Ceci d’autant plus que le Coran se définit lui-même comme étant la Parole incréée, éternelle, inaltérable et explicite d’Allah.[3]

 

Une autre question se pose. Si cette condamnation semble dire qu’un imam n’a pas le droit de réciter en public des textes sacrés de l’islam qui incitent à la haine et la violence, pourquoi nos autorités ne condamnent-elles pas l’enseignement de ces textes haineux aux enfants? Rappelons que le Coran, dans son entier, est enseigné aux enfants partout dans le monde. Ceux-ci doivent non seulement l’apprendre par coeur mais également savoir le réciter collectivement. Il leur est donc difficile de ne pas en être imprégnés et influencés par leur message.

 

Le hadith mentionné plus haut menaçait les musulmans qui ne fréquentaient pas la mosquée. C’est une violence envers les musulmans peu pratiquants. Sont-ils les seuls à être ainsi menancés? Que nous apprennent les textes fondamentaux de l’islam au sujet de la violence?

 

Les trois documents présentés à la suite de cet article parlent de violence, sous des angles différents:

 

1) « Incitation à la haine et à la violence contre les Juifs, les chrétiens et les mécréants ».

2) « Discrimination de la femme dans le Coran et la Sunna ».

3) « Rapport entre les textes fondateurs de l’islam et la radicalisation de certains musulmans ».

 

Le premier document parle de la violence exercée à l’encontre de tous les non musulmans, et tout particulièrement les Juifs et les chrétiens.

Le deuxième décrit la violence exercée d’une manière ou d’une autre envers les femmes dans l’islam. Une violence qui est contraire aux Droits de l’homme.

Le troisième montre que la violence exercée par des musulmans est intimement liée à leur endoctrinement par le Coran.

 

 

Notes:

[1] Selon l’article de la Tribune de Genève du 23.11.2017. https://www.tdg.ch/suisse/imam-ethiopien-justice/story/12330821. Voir aussi l’annonce faite à la TSR : https://drive.google.com/file/d/1kD490QoERAlSbkA_90kfNtouL3Rnpl7h/view?usp=sharing
[2] Recueil de Bukhari, livre de l’appel à la prière, hadith 29 (sur l’obligation de la prière collective) : « Mahomet a dit : (Je jure) par (Allah), celui qui détient mon âme dans Sa Main, j’étais sur le point d’ordonner de m’apporter du bois coupé, ensuite de donner l’ordre à quelqu’un de prononcer l’appel à la prière et à un autre de présider la prière. Puis je me rendrai chez ces hommes qui ne se sont pas présentés (à la mosquée) pour la prière collective (et obligatoire du vendredi), et je brûlerai sur eux leurs maisons ».
[3] Cette affirmation contredit certains imams ou intellectuels occidentaux qui affirment qu’il faut interpréter ces textes en fonction de leur contexte historique.

 

 

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