Shirin Musa, Pakistanaise devenue citoyenne des Pays-Bas, explique comment la charia continue de régenter sa vie

« Les femmes musulmanes en Europe ne peuvent pas jouir des mêmes droits que les autres femmes parce que leur propre communauté y fait obstacle ». Pourtant, constate Shirin Musa, « les pays européens ont tous de bons systèmes juridiques qui préservent les droits de chaque citoyen ».

 

Elle lance donc cet appel pressant: « Ne laissez pas ces systèmes être compromis par des systèmes séparés. Ces systèmes séparés sont une continuation de l’oppression des femmes, et souvent aussi des hommes. Nous sommes des citoyens européens, nous avons le droit de jouir et d’avoir les mêmes droits de l’homme que tous les autres citoyens européens ».

 

Pour illustrer son propos, elle évoque ce qu’elle appelle

« la captivité matrimoniale à laquelle les femmes musulmanes ne peuvent pas mettre fin parce que le divorce est le droit exclusif de l’homme. Même si une cour civile dissout le mariage, il continue d’être valable pour la charia.

Elle n’a donc pas le droit de se remarier et de fonder une nouvelle famille. Ses droits humains fondamentaux sont ainsi violés. Si elle décide de passer outre, elle peut être poursuivie pour adultère ou bigamie dans les pays musulmans, selon ce que prescrit la charia ».

 

Pour la suite de son témoignage, regarder la vidéo.

Source: European Center for Law and Justice, janvier 2019.

VOUS AVEZ AIMÉ CET ARTICLE ?
S’abonner à notre newsletter.

En soumettant ce formulaire, j’accepte la politique de confidentialité

Articles en relation