La décapitation de Samuel Paty et le Coran : Comment prévenir d’autres attentats terroristes

Avec le crime atroce commis contre le professeur Samuel Paty, son auteur nous a fait franchir un nouveau cap dans l’horreur. On connaît les raisons invoquées : ce professeur a insulté le Prophète en présentant des caricatures du Mahomet devant une classe de collégiens censés discuter de la « liberté d’expression ».

Jusqu’à récemment, on a voulu expliquer ce type de crimes comme le fait d’individus manipulés par des extrémistes musulmans. Or la réalité est plus simple : des liens indéniables et directs existent entre ces actes et les prescriptions du Coran. Deux passages coraniques permettent de le démontrer.

Sanction prévue pour les non-musulmans qui offensent le Prophète

Le premier s’adresse aux non musulmans qui offensent Mahomet : « Et si, après le pacte, ils violent leurs serments et attaquent votre religion, combattez alors les meneurs de la mécréance car, ils ne tiennent aucun serment – peut-être cesseront-ils (d’offenser Allah et son Prophète ? » (Sourate 9, verset 12).

Ici, aucun doute n’est permis: Allah ordonne de combattre et de tuer ceux qui offensent Mahomet. C’est ce que signifie l’impératif « Qatilou » en arabe. Mahomet a lui-même suivi ce commandement quand il a ordonné d’assassiner les poètes qui tenaient des propos offensant à son égard dans leur poésie. Or, le Coran rappelle à chaque musulman : « Vous avez en Mahomet, le meilleur modèle à suivre pour tout croyant qui espère en Allah ».

Selon ce verset, le pacte de paix avec les non-musulmans interdit toute offense à l’encontre de Mahomet et de l’islam. A ceux qui violent cette clause, on donne le nom d’ « imams de la mécréance » et le Coran prescrit de les châtier.

Tous les exégètes musulmans sont unanimes sur la signification de ce verset. Par exemple, le grand théologien Ibn Kathir écrit : « On a tiré de ce verset une sentence que celui qui insulte Mahomet, le Messager d’Allah, et attaque l’Islam, devra être exécuté ».

Sanction prévue pour les musulmans qui se moquent du Prophète

Le deuxième passage concerne les musulmans qui se moquent du Prophète. Allah s’adresse ainsi à Mahomet :

Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : « Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer ». Dis-leur : « Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. Si Nous pardonnons à une partie des vôtres, Nous en châtierons une autre pour avoir été des criminels » (Sourate 9, versets 65-66).

Comme le précise ce passage, l’offense à Mahomet et à l’islam constitue une apostasie et un acte criminel qui appelle un châtiment sévère. Les jurisconsultes musulmans, dans leur très grande majorité, ainsi que les quatre écoles de jurisprudence (Hanafite, Malikite, Chafi’ite et Hanbalite), précisent que ce châtiment est la peine capitale. Ils se basent sur le fait que Mahomet lui-même a ordonné de tuer ceux qui l’offensaient.

Confirmation de la Sunna

La Sunna de Mahomet, par ailleurs, confirme de manière irréfutable la condamnation de celui qui offense le Prophète. Dans le Hadith de Sahih Bukhari (Livre du Djihad, Hadith 158 sur le mensonge dans la guerre), Mahomet pose la question :

« Qui est prêt à tuer Ka’b Ibn Al Ashraf parce qu’il a offensé Allah et son Prophète ? » Muhammad bin Maslama se porta volontaire et demanda qu’on lui accorde le droit de mentir pour mettre en confiance le poète. Mahomet lui confirma qu’Allah accorde ce droit de mentir. Muhammad bin Maslama, avec d’autres sbires, tuèrent et décapitèrent Ka’b Ibn Al Ashraf.

Légitimation des actes terroristes

Dans le cas de la décapitation de Samuel Paty et du massacre des journalistes de Charlie Hebdo, il ne fait aucun doute que les assassinats ordonnés par Mahomet ont légitimé ces actes terroristes. Leurs auteurs l’ont clamé haut et fort en lançant un triomphal « Allahu Akbar ».

Dans leurs déclarations publiques, les imams et responsables musulmans ne cessent d’affirmer que le terrorisme est contraire au message du Coran et de la Sunna de Mahomet. Face aux médias, ils s’évertuent à nier l’existence des versets coraniques, des Hadiths et des actes de Mahomet qui appellent à l’acte terroriste. Ceux de nos responsables politiques qui, par leur refus de voir la réalité ou leur silence complice, cautionnent cette attitude, portent une lourde responsabilité.

Propositions :

Aux imams et responsables musulmans qui affirment leur ouverture au dialogue, nous voudrions soumettre les propositions suivantes :

  • qu’ils reconnaissent l’existence des versets coraniques, des hadiths et des actes du Prophète ainsi que la jurisprudence musulmane qui ordonnent de tuer celui qui offense Mahomet
  • que, face aux versets ou hadiths qui incitent à la déshumanisation et à la haine des infidèles et confèrent légitimité divine à leur assassinat, les imams, muftis et théologiens musulmans déclarent solennellement ces textes caducs, frappés d’obsolescence et qu’ils les abrogent dans le Droit musulman

Si l’on veut vraiment prévenir d’autres attentats terroristes, il nous paraît impératif d’agir à la source même du problème. Cela implique d’arrêter l’enseignement de ces préceptes présentés comme Parole d’Allah, valables en tout temps et en tous lieux.

Dans le cadre d’un dialogue ouvert, fraternel, transparent et sans tabou, nous serions très reconnaissants à nos amis musulmans de s’exprimer sur ces propositions. De leur réponse dépend l’avenir de nos enfants et celui des générations futures.

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