Beautés dans l’histoire de l’islam

Voici comment un apologète musulman a pu décrire la beauté de l’islam qu’il appelle la « civilisation de l’Unité ».

 

« Lorsqu’ils surgirent du désert porteurs du Message qui allait changer l’existence de tant de peuples, les premiers musulmans n’étaient certes pas ce qu’on appellerait aujourd’hui des « civilisés ». En plus des notions et usages permettant de survivre dans la nature hostile de l’immense Arabie, tout le savoir de ces gens simples et frustres était contenu dans le Livre révélé et dans les enseignements du Prophète qui venait de les quitter. Quant à leurs arts, ils se limitaient à l’artisanat procurant les objets nécessaires à la vie pastorale, à la fabrication d’armes, ainsi qu’aux poèmes et mélopées dont les bédouins accompagnaient leurs festivités ou leurs interminables randonnées à dos de chameau. Cela ne manquait certes pas de beauté vigoureuse mais, selon nos critères actuels, autoriserait à qualifier de « primitifs » ces Arabes qui, au milieu du VIIe siècle, partirent à la conquête du monde.

 

Quelques dizaines d’années plus tard, dès l’installation du califat à Damas, ces mêmes Arabes frustes et « primitifs » avaient jeté les bases d’une civilisation nouvelle, l’une des plus brillantes et des plus raffinées de tous les temps. Celle-ci, puisant à des sources multiples et utilisant des matériaux les plus divers, manifestait d’entrée de jeu un extraordinaire pouvoir d’assimilation, qui devait lui permettre de garder, à travers les siècles et dans toutes les régions où elle se répandit, une cohérence et une homogénéité remarquables, et de demeurer, comme tout ce qui procède de l’islam, centrée sur l’Unité. » (Roger Du Pasquier)[1]

 

« Lorsqu’ils surgirent du désert porteurs du Message qui allait changer l’existence de tant de peuples, les premiers musulmans n’étaient certes pas ce qu’on appellerait aujourd’hui des « civilisés ». En plus des notions et usages permettant de survivre dans la nature hostile de l’immense Arabie, tout le savoir de ces gens simples et frustres était contenu dans le Livre révélé et dans les enseignements du Prophète qui venait de les quitter. Quant à leurs arts, ils se limitaient à l’artisanat procurant les objets nécessaires à la vie pastorale, à la fabrication d’armes, ainsi qu’aux poèmes et mélopées dont les bédouins accompagnaient leurs festivités ou leurs interminables randonnées à dos de chameau. Cela ne manquait certes pas de beauté vigoureuse mais, selon nos critères actuels, autoriserait à qualifier de « primitifs » ces Arabes qui, au milieu du VIIe siècle, partirent à la conquête du monde.

 

« Lorsqu’ils surgirent du désert porteurs du Message qui allait changer l’existence de tant de peuples, les premiers musulmans n’étaient certes pas ce qu’on appellerait aujourd’hui des « civilisés ». En plus des notions et usages permettant de survivre dans la nature hostile de l’immense Arabie, tout le savoir de ces gens simples et frustres était contenu dans le Livre révélé et dans les enseignements du Prophète qui venait de les quitter. Quant à leurs arts, ils se limitaient à l’artisanat procurant les objets nécessaires à la vie pastorale, à la fabrication d’armes, ainsi qu’aux poèmes et mélopées dont les bédouins accompagnaient leurs festivités ou leurs interminables randonnées à dos de chameau. Cela ne manquait certes pas de beauté vigoureuse mais, selon nos critères actuels, autoriserait à qualifier de « primitifs » ces Arabes qui, au milieu du VIIe siècle, partirent à la conquête du monde.

 

 

Notes

[1]Roger Du Pasquier, Découverte de l’islam, Paris/Genève, Seuil/Editions des Trois Continents, 1984, p. 115.

[2]Joseph Burlot, La civilisation ISLAMIQUE, Paris, Hachette, 1982, p. 32.

[3]Sur l’essor de la civilisation islamique en Espagne, sa complexité, ses conflits et sa décadence, cf. d’Adeline Rucquoi, Histoire médiévale de la Péninsule ibérique, Paris, Seuil, 1993.

[4]Fernand Braudel, Grammaire des civilisations, Paris, Flammarion, 1983, p. 105-106.

[5]Roger Du Pasquier, Découverte de l’islam, op.cit., p. 129.

[6]Joseph Burlot, La civilisation ISLAMIQUE, op.cit., p. 102.

[7]La fin de vie de Shâh Jahân fut moins glorieuse. Il fut emprisonné par son propre fils Aurangzeb (1618-1707), empereur guerrier et conquérant, adepte d’une lecture conservatrice du Coran.

[8]Bertrand Russell,  History of Western Philosophy, Londres, George Allen and Unwin LTD, 1946, p. 419. Ce qui ne l’a pas empêché d’écrire aussi : « Marx a enseigné que le communisme était fatalement prédestiné à prendre le pouvoir ; cela engendre un état d’esprit peu différent de celui des premiers successeurs de Muhammad. Parmi les religions, le bolchevisme doit être comparé à l’islam plutôt qu’au christianisme ou au bouddhisme. Le christianisme et le bouddhisme sont avant tout des religions personnelles, avec des doctrines mystiques et un amour de la contemplation. L’islam et le bolchevisme ont une finalité pratique, sociale et, matérielle, dont le seul but est d’étendre leur domination sur le monde » (Bertrand Russell, Theory and Practice of Bolchevism, Londres, 1921, p.29 et 114 ; textes cités par Ibn Warraq, Pourquoi je ne suis pas musulman, Lausanne, L’Age d’Homme, 1999, p. 207).

[9]Singrid Hunke, Le soleil d’Allah brille sur l’Occident, Paris, Albin Michel, 1963, p. 11.

[10]Roger Du Pasquier, Découverte de l’islam, op.cit., p. 134.

[11]Mawlânâ Djalâl od-Dîn Rûmî, Odes mystiques, Paris, Seuil/Unesco, 1973, p. 23.

[12]Rûmî, Le Livre du Dedans, Arles, Actes Sud, 2010, p. 49.

VOUS AVEZ AIMÉ CET ARTICLE ?
S’abonner à notre newsletter.

En soumettant ce formulaire, j’accepte la politique de confidentialité

Articles en relation